Le gouvernement de Bratislava, démissionnaire, et le principal parti d’opposition, le SMER, se sont finalement entendus pour soutenir le renforcement du FESF après un accord sur l’organisation de législatives anticipées en mars prochain. Le SMER, favorable au FESF sur le principe, s’était abstenu lors d’un premier vote en début de semaine, provoquant la mise en minorité du gouvernement.
Au lendemain de ce rejet, les présidents de l’Union Européenne et de la commission européenne, Herman VAN ROMPUY et José Manuel BARROSO, avaient appelé la Slovaquie à approuver dès que possible l’élargissement du FESF.
Un vote difficile.
Le parlement a finalement approuvé le renforcement du fonds européen de stabilité financière (FESF), instrument de la zone euro pour lutter contre la crise de la dette.
C’est le dernier des 17 pays, à ratifier. L’augmentation de la capacité de prêts du FESF à 440 milliards d’euros représente une contribution de 7,7 milliards d’euros pour la Slovaquie.
La Slovaquie vote l’aide à la Grèce.
En slovaquie, l’opposition a remporté un large succès aux élections municipales, un premier avertissement pour le gouvernement de centre droit.
Les candidats du parti de gauche Smer SD de l’ex-premier ministre Robert FICO se sont imposés dans quatre de l’ensemble des huit capitales régionales du pays, notamment à Bratislava, traditionnellement un des bastions de la droite.
Slovaquie: barre à gauche.
Le parlement hongrois a adopté la loi controversée qui donne la possibilité aux Hongrois de souche vivant dans des pays voisins d’obtenir la nationalité hongroise, ce que dénonce vivement la Slovaquie où réside une importante minorité hongroise.
La décision a été prise à une majorité écrasante. Le parti de droite Fidesz, vainqueur des législatives le mois dernier, souhaite que la loi entre en vigueur symboliquement le 20 août, jour de la fête nationale hongroise. Toutefois, son application ne devrait commencer qu’au 1er janvier 2011.
Une diaspora convoitée…
La commission européenne tire la sonnette d’alarme.
L’avertissement le plus sévère vise le Royaume Uni, à l’occasion de la publication par Bruxelles de son évaluation des programmes de réduction des déficits de 14 pays: la France, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne, l’Italie, les Pays Bas, la Suède, la Finlande, la Belgique, l’Autriche, l’Irlande, la Bulgarie, l’Estonie et la Slovaquie.
D’une manière générale, les hypothèses de croissance sous tendant les projections budgétaires sont jugées plutôt optimistes, écrit la commission, qui ajoute que la stratégie d’assainissement budgétaire proposée n’est pas suffisamment étayée par des mesures concrètes à compter de 2011.
Un déficit de 7,5% du PIB dans l’Union Européenne est prévu en moyenne cette année.
Le défi(cit).
14 pays ont été rappelés à l’ordre par les ministres des finances de l’Union Européenne. Ils leur demandent d’assainir leur situation budgétaire.
Neuf d’entre eux, dont la France, doivent ramener leur déficit sous la limite européenne autorisée de 3% du PIB d’ici 2013. Des procédures pour déficit excessif ont été ouvertes contre la Belgique, la République tchèque, l’Allemagne, l’Italie, les Pays Bas, l’Autriche, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie.
La phase suivante de la procédure a été engagée contre la Grèce.
Déficit: objectif 2013.
Vendredi 14 Octobre 2011
Stéphane Perrin