Vote de confiance déterminant ce vendredi soir pour le gouvernement grec.
Selon des sources gouvernementales, le chef du gouvernement socialiste a conclu un accord avec ses ministres par lequel il s’engage à démissionner et à laisser la place à un gouvernement de coalition à condition d’obtenir la confiance du parlement, ce qui lui accorderait une sortie honorable.
La proposition de référendum sur le plan européen d’aide financière à la Grèce conclu le 27 octobre, après avoir pris par surprise les dirigeants européens et toute la classe politique grecque, s’est finalement retourné contre le premier ministre, dénoncé par ses partenaires de l’Union Européenne.
Changeant de position, l’opposition grecque a décidé d’appuyer l’accord conclu avec les européens si George PAPANDREOU laisse la place à un gouvernement de transition composé de techniciens, chargé de faire adopter le plan européen au parlement et de préparer des élections législatives anticipées. Une série de défections a réduit la majorité du parti socialiste (Pasok) à deux sièges (152 sur 300) à la Vouli, le parlement monocaméral, où le vote de confiance est attendu tard dans la soirée.
Sombre situation politique en Grèce.
Annonce du ministre des finances grec, qui a confirmé le volte face du premier ministre PAPANDREOU.
Evangelos VENIZELOS a téléphoné à Jean Claude JUNCKER, président de l’eurogroupe, à Olli REHN, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, et à Wolfgang SCHÄUBLE, ministre allemand des finances, pour leur faire part de cette décision. Face à la pression de ses partenaires européens et le désaveu d’une partie de ses ministres, le premier ministre grec avait en effet déclaré qu’il était prêt à retirer son projet de référendum. Il a assuré que l’enjeu pour la Grèce était de mettre en oeuvre le plan anti crise européen du 27 octobre.
Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL se sont montrés sévères répétant que la Grèce serait jugée sur ses actes.
Pas de référendum en Grèce.
L’objectif définit par les 17 pays membres de la zone euro est de ramener la dette de la Grèce à 120% du PIB d’ici 2020. C’est moins que le ratio actuel de 165%, mais deux fois plus que la limite fixée par le pacte de stabilité. Concrètement, les européens ont obtenu des banques un effacement de 50% de la dette grecque.
Dans leur déclaration, les dirigeants européens invitent la Grèce, les investisseurs privés et toutes les parties concernées à mettre en place un échange volontaire d’obligations avec une décote nominale de 50% sur la dette nationale grecque détenue par les investisseurs privés. Cela devrait représenter un effacement de l’ordre de 100 milliards d’euros de la dette grecque, actuellement de 350 milliards d’euros, dont 210 milliards aux mains des créanciers privés.
Le plan de la zone euro pour enrayer la crise.
Manifestations violentes et grève générale en Grèce. Le pays proteste contre la nouvelle et douloureuse cure d’austérité (réduction de 20% des salaires et licenciements dans la fonction publique, baisse du seuil d’imposition).
Elle a toutefois été votée par 154 députés, contre 144.
La Grèce devrait obtenir le versement d’une nouvelle tranche de 8 milliards d’euros d’aide internationale.
Manifestations violentes en Grèce.
Le gouvernement de Bratislava, démissionnaire, et le principal parti d’opposition, le SMER, se sont finalement entendus pour soutenir le renforcement du FESF après un accord sur l’organisation de législatives anticipées en mars prochain. Le SMER, favorable au FESF sur le principe, s’était abstenu lors d’un premier vote en début de semaine, provoquant la mise en minorité du gouvernement.
Au lendemain de ce rejet, les présidents de l’Union Européenne et de la commission européenne, Herman VAN ROMPUY et José Manuel BARROSO, avaient appelé la Slovaquie à approuver dès que possible l’élargissement du FESF.
Un vote difficile.
Le parlement a finalement approuvé le renforcement du fonds européen de stabilité financière (FESF), instrument de la zone euro pour lutter contre la crise de la dette.
C’est le dernier des 17 pays, à ratifier. L’augmentation de la capacité de prêts du FESF à 440 milliards d’euros représente une contribution de 7,7 milliards d’euros pour la Slovaquie.
La Slovaquie vote l’aide à la Grèce.
La commission européenne a salué le feu vert allemand au renforcement du FESF, désormais approuvé par 11 des 17 pays de la zone euro, et s’est dite confiante de voir le processus de ratification achevé d’ici la mi-octobre.
La France a de son côté salué le sens des responsabilités des députés allemands face à la crise budgétaire de la région.
L’Allemagne supporte à elle seule 211 milliards d’euros des garanties du fonds, sur un total de 440 milliards d’euros.
Les réactions.
523 pour contre 85 contre et 3 abstentions, c’est le ya du Bundestag à la Grèce. Les députés allemands ont approuvé à une très large majorité l’élargissement des prérogatives du fonds européen de stabilité financière (FESF), le fonds de soutien de la zone euro, un test crucial réussi pour Angela MERKEL.
Elle n’aura même pas eu besoin du soutien de l’opposition.
Selon la réforme du FESF décidée lors du sommet européen du 21 juillet, le fonds disposera de nouveaux pouvoirs préventifs lui permettant d’acheter des obligations d’Etats membres de la zone euro, d’émettre des lignes de crédit de précaution et de prêter aux Etats de la zone euro pour recapitaliser leurs banques.
Le ya du Bundestag à la Grèce.
Une nouvelle task force, envoyée par l’Union Européenne, est arrivée à Athènes. Composée d’une trentaine de hauts fonctionnaires, dont une partie restera à Bruxelles, son but est d’aider à accélérer l’absorption des fonds structurels européens en Grèce et, grâce à une aide technique, à mettre en oeuvre l’énorme volet de réformes lancées par les autorités grecques.
Remise du premier rapport avec un plan d’action complet fin octobre.
Une task force en Grèce.
Le marché vit toujours dans la crainte de se réveiller avec un défaut de la Grèce.
La bourse de Paris devait ouvrir en nette hausse ce jeudi, rassurée par les propos de Nicolas SARKOZY et d’Angela MERKEL qui se sont dits convaincus que la Grèce resterait dans la zone euro, dans une séance très riche en actualité macroéconomique.
Les angoisses boursières.
Vendredi 4 Novembre 2011
Stéphane Perrin