Charles PASQUA, condamné par la cour de justice de la République à un an de prison avec sursis.
L’ancien ministre se pourvoit en cassation, ainsi que le ministère public d’ailleurs. Il s’estime injustement condamné. Le procureur, qui avait demandé quatre ans de prison dont deux fermes, trouve la décision trop douce. Une des motivations des juges est l’âge et l’état de santé de M. PASQUA.
Charles PASQUA condamné.
Prenant la parole une dernière fois, lors des débats devant la cour de justice de la République, l’ancien ministre de l’intérieur s’est dit meurtri.
A ses juges, il a dit que les choses ne sont pas faciles. Si vous considérez que je suis un pourri, condamnez-moi! Mais j’ai la faiblesse de penser que vous me connaissez et j’espère que vous avez de moi une autre perception que celle qui vous a été donnée.
Verdict ce vendredi pour Charles PASQUA.
Le sénateur des Hauts de Seine s’est présenté pour l’ouverture de son procès pour corruption.
M. PASQUA a déclaré être innocent des faits qui lui sont reprochés et a souhaité que les débats le fassent ressortir. Il a également exprimé son amertume d’avoir été traîné dans la boue durant dix ans.
PASQUA devant la cour de justice de la République.
La cour de cassation a confirmé la condamnation à 18 mois de prison avec sursis de l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua pour financement illégal de campagne électorale, abus de confiance et faux lors des élections européennes de 1999.
PASQUA définitivement condamné.
Agé de 81 ans, il avait été ministre délégué chargé de la sécurité auprès de Charles PASQUA, ministre de l’intérieur, pendant la cohabitation entre 1986 et 1988 à la fin du premier septennat du président François Mitterrand.
Membre du bureau politique de l’UMP, il présidait depuis 2005 la commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales.
Décès de Robert PANDRAUD.
Le procès de l’ancien ministre Charles PASQUA, sénateur des Hauts de Seine, devant la cour de justice de la République, se déroulera du 19 au 30 avril.
Cour de justice de la République.
Charles PASQUA a annoncé qu’il venait de déposer une plainte contre le juge d’instruction Philippe COURROYE, qui aurait eu des pièces qu’il n’aurait pas versées au dossier. Il demande une déclassification générale.
Il souhaite une pétition des parlementaires demandant la levée du secret défense dans toutes les affaires de vente d’armes et propose une commission d’enquête composée de parlementaires de la majorité et de l’opposition, qui pourrait être présidée par quelqu’un de tout à fait respectable, comme le président de la cour des comptes.
Et maintenant?
Je ne me prostituerais pas pour la vente d’une décoration.
Pour PASQUA, il est lamentable que Jacques CHIRAC ne soit pas intervenu. J’en ai fait suffisamment pour lui. J’ai risqué ma peau, peutêtre n’était ce pas assez. Il a présenté un mémo, distribué à la presse: je lève le secret défense à votre intention, et réaffirme que la décoration du mérite a bien été accordée à M. GAYDAMAK pour son rôle dans la libération des pilotes français en Bosnie en 1995.
Trafic d’influence?
Les plus hautes autorités de l’Etat, tant des ventes d’armes que des rôles joués par les uns et les autres dans l’affaire des pilotes retenus en otages. Charles PASQUA en a présenté pour preuve une note de la DGSE du 6 décembre 1995. Selon lui, cette note de 4 pages, explique la nature des négociations avec les Angolais, commencées fin 1994.
13 destinataires, dont la présidence de la République, le ministre des affaires étrangères et le ministre de la défense.
Ainsi, CHIRAC, VILLEPIN, MILLION, CHARETTE était au courant. Aucune de ces personnes n’a été entendue, alors qu’elles ne se sont pas opposées aux transactions que la justice juge aujourd’hui illégales.
Pourquoi ne sont-elles pas poursuivies? demande Charles PASQUA.
Qui était au courant des ventes d’armes?
Les révélations de Charles PASQUA, après sa condamnation dans l’affaire de l’Angolagate. Conférence de presse, au cours de laquelle l’ancien ministre de l’intérieur est revenu sur ce qu’il considère comme pas seulement un épisode judiciaire, mais une affaire d’Etat, un lynchage médiatique qui a duré 9 ans.
Il a dénoncé des pseudo révélations et les fuites systématiques distillées par ceux qui ont conduit l’enquête mais aussi le silence de ceux qui savaient, dont il a vainement attendu un mot.
S’agissant des accusations contre lui, Charles PASQUA les refuse et affirme que ça a été une instruction conduite uniquement à charge.
Les révélations de Charles PASQUA.
Vendredi 7 Mai 2010
Stéphane Perrin