La cour de cassation a rejeté, ce vendredi, la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à l’origine de la suspension du procès de Jacques Chirac dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Le procès va donc pouvoir reprendre (enfin!!!).
La même décision a été prise pour trois autres QPC, soulevées dans d’autres procédures et jointes à celle du procès Chirac, qui contestaient toute la jurisprudence allongeant les délais de prescription des infractions.
Les quatre QPC rejetées.
Constatant que n’étaient pas remplies les conditions de nouveauté ou de sérieux exigées par la loi organique, la cour de cassation a décidé qu’il n’y avait pas lieu au renvoi des questions au conseil constitutionnel.
Trois des QPC, dont celle soulevée au procès Chirac par un co-prévenu de l’ancien chef de l’Etat, Rémy Chardon, attaquaient le principe de connexité, par lequel un délai de prescription appliqué à une infraction peut valoir pour une affaire connexe.
La quatrième question portait sur les délits dits dissimulés (abus de confiance, abus de biens sociaux…) pour lesquels la prescription est calculée à partir du moment où ils sont découverts et non du jour où ils ont été commis.
Le procès devrait pouvoir reprendre en septembre.
Avec la décision annoncée vendredi, le procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris, arrêté dès son deuxième jour, le 8 mars, va pouvoir reprendre.
Le tribunal correctionnel de Paris avait prévu dès mars de se réunir de nouveau le 20 juin pour étudier la situation et, le cas échéant, fixer de nouvelles dates pour le procès. Un créneau a été dégagé pour septembre, à partir du 12, voire du 5.
Instaurées en mars 2010, les QPC permettent aux justiciables de contester des lois en vigueur auprès du conseil constitutionnel via plusieurs filtres, dont la cour de cassation.
Jeudi 22 Septembre 2011
Stéphane Perrin