1.000 fois plus que sur terre. D’après une équipe de géologues japonais, dont les travaux sont publiés par la revue Nature Geoscience, les fonds de l’océan pacifique regorgent de terres rares.
Il s’agit de ces métaux indispensables à la fabrication de produits de haute technologie. En particulier d’yttrium, nécessaire pour produire des écrans, des disques durs, des lecteurs MP3 ou encore des voitures électriques.
Les gisements sous marins se trouvent à des profondeurs variant de 3.500 à 6.000 mètres et s’étalent sur 11 millions de mètres carrés. Ils contiendraient quelque 80 à 100 milliards de tonnes de ces métaux. De véritables trésors. 1000 fois ce que l’on trouve sur les terres émergées.
Avec cette découverte, le monopole de Pékin qui produit 97% des terres rares et détient 55 millions des 110 millions de tonnes des réserves connues en terres émergées, pourrait être ébranlé.
Terres rares à gogo, sous l’eau…
Un Stradivarius, fabriqué en 1721, adjugé16 millions de dollars.
C’est une fondation japonaise qui l’a vendu. L’argent est destiné aux victimes du tsunami au Japon. L’identité de l’acquéreur n’a pas été dévoilée.
La musique pour adoucir la vie.
L’usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima (nord est du Japon) a été arrêtée cinq heures à peine après sa mise en route, en raison du niveau trop élevé de radiations, a annoncé samedi 18 juin l’opérateur de la centrale.
Des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être changées beaucoup plus tôt que prévu en raison du niveau trop élevé de radiations, ont indiqué des responsables de Tokyo Electric Power (Tepco). L’opérateur n’a pas précisé quand l’usine de contamination recommencerait à fonctionner.
Nous étudions encore la cause de ce niveau trop élevé de radiations.
C’est ce qu’a indiqué Junichi Matsumoto, le responsable des opérations nucléaires au sein de Tepco. Selon l’entreprise japonaise, des boues radioactives sont entrées dans le système de retraitement ou les eaux traitées sont plus radioactives que ce que Tepco ne l’imaginait au départ.
Quelque 100 000 tonnes d’eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de la centrale depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. Ces effluents empêchent les ouvriers de pénétrer dans les installations pour réactiver des circuits de refroidissement du combustible nucléaire.
L’usine de décontamination devait normalement être capable de traiter 50 tonnes d’effluents par heure, soit 1 200 tonnes par jour, en divisant la radioactivité par un facteur de 1 000 à 10 000 fois. La chaîne de décontamination de l’usine est basée sur les procédés du groupe nucléaire français Areva et de la société américaine Kurion.
Fukushima: problèmes à l’usine de décontamination.
Le 17 avril, TEPCO a présenté son plan de sortie de crise pour la centrale de Fukushima.
Le plan prévoit deux grandes phases à engager à court terme. L’analyse de l’IRSN conclut que la première phase devrait durer trois mois. Objectif: réduire les rejets radioactifs résiduels, de fiabiliser le refroidissement des réacteurs et des piscines et de sécuriser les stockages d’eau contaminée.
La deuxième phase qui devrait durer entre trois et six mois, doit permettre de sécuriser les bâtiments. En tout état de cause, outre la maîtrise des eaux fortement contaminées, une des actions importantes sera l’évacuation, dès que possible, des combustibles entreposés dans les piscines des réacteurs 1 à 4, ce qui nécessitera au moins un à deux ans.
L’institut français conclut:
Le démantèlement complet des installations et l’assainissement du site s’étaleront sur 10 à 20 ans, eu égard à l’ampleur des actions à réaliser.
Le point sur les travaux.
Au Japon, l’institut de radio protection et de sûreté nucléaire vient de publier son dernier bulletin d’information pour les résidents français au Japon: Sauf événement significatif survenant sur la centrale de Fukushima Dai Ichi et ayant un impact sur son environnement, ce bulletin ne sera plus mis à jour.
Japon: les derniers conseils aux résidents.
Le FMI a drastiquement baissé sa prévision de croissance 2011 pour le pays.
Le premier ministre, Naoto KAN, est soumis à de fortes pressions de l’opposition et de son propre camp pour céder la place à un gouvernement d’union nationale chargé de reconstruire le nord est du pays dévasté par un tsunami.
L’opposition conservatrice du PLD a déjà promis d’utiliser sa majorité au sénat pour rejeter tous les projets de loi déposés par M. KAN.
Le Japon et son gouvernement dans la tourmente.
Naoto KAN a annoncé hier qu’il renonçait à son salaire de premier ministre du Japon tant que la crise ne serait pas finie à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Il conservera toutefois les 800.000 yen (7.000 euros) gagnés chaque mois comme député.
A l’instar de la compagnie électrique Tokyo Electric Power (Tepco), le gouvernement a une grande responsabilité dans cette crise.
C’est ce qu’il a justifié.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban KI MOON, a annoncé une conférence internationale sur la sécurité nucléaire à New York en septembre. L’accident du Japon ayant révélé des lacunes sans les systèmes mondiaux.
Donner l’exemple…
Le niveau des substances radioactives a nettement augmenté en mer à une quinzaine de kilomètres au large de là centrale nucléaire. Des échantillons collectés dans le lit marin à 15 km de la centrale contiennent 1.400 becquerels de césium 137 par kilogramme, selon Tepco Electric Power (Tepco).
Ce chiffre est 600 fois supérieur au niveau maximum de 2,3 becquerels trouvé jusqu’à présent au large de la côte.
Pollution radioactive?
Munis de combinaisons de protection et de bouteilles d’oxygène, deux ouvriers sont entrés dans le bâtiment du réacteur numéro 1 de la centrale de Fukushima, dans le cadre d’une opération visant à mettre en place un système de ventilation pour y faire baisser le niveau de radioactivité.
Selon le porte parole de Tokyo Electric Power (Tepco) il lui faudrait trois mois pour commencer à réduire la radioactivité et neuf mois au maximum pour refroidir les réacteurs.
Fukushima. Des ouvriers dans le réacteur.
Les voyagistes français ont annoncé la reprise des départs à partir du 30 avril.
L’association des tour opérateurs a précisé que les parcours seraient aménagés pour éviter les régions du nord du pays frappées en mars.
La destination Japon de nouveau ouverte.
Dimanche 10 Juillet 2011
Stéphane Perrin