Le français Areva choisi par Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, pour décontaminer les 70 000 tonnes d’eau polluée qui inondent encore le site.
Tepco a par ailleurs reconnu qu’il faudrait au moins trois mois pour assister à une baisse sensible de la radio activité émanant de la centrale abîmée par le séisme du 11 mars.
Le français Areva choisi par Tepco.
Malgré les répliques sismiques, les ouvriers de la centrale nucléaire ont commencé à pomper de l’eau hautement radioactive infiltrée dans les installations, tâche indispensable pour reprendre les travaux de rétablissement des systèmes de refroidissement.
Le liquide hautement radioactif doit être transvasé dans un condensateur qui, dans des conditions normales, sert à transformer en eau la vapeur créée dans le réacteur, qui est ensuite réinjectée dans le circuit de refroidissement.
Le pompage est prévu pour durer quatre à cinq jours.
Et maintenant, ils doivent pomper.
L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a élevé l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima au niveau maximum de 7 sur l’échelle des évènements nucléaires et radiologiques (INES), le plaçant au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl.
Elle a toutefois précisé que le niveau des émissions radioactives enregistré depuis le début de l’accident nucléaire de Fukushima n’équivalait qu’à 10% de celui mesuré en 1986 après la catastrophe de la centrale située en Ukraine.
Fukushima = Tchernobyl.
Reprise des vols directs Air France à compter du vol AF278 du 8 avril 2011.
Tepco, l’opérateur de la centrale japonaise de Fukushima, a commencé à injecter de l’azote dans le réacteur n°1 afin d’éviter une possible explosion. Une fuite d’eau hautement radio active qui se déversait dans l’océan a été colmatée mais les rejets volontaires d’eau qui serait moins contaminée se poursuivent.
Japon.
Une conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire aura lieu du 20 au 24 juin à Vienne, a annoncé le directeur général de l’agence internationale de l’énergie atomique, Yukiya AMANO. La réunion permettra de faire une évaluation préliminaire de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima et une revue préliminaire des normes de sûreté à la lumière de cet accident, a poursuivi le diplomate japonais.
Le Japon participera certainement à ce sommet.
Les conséquences sur le nucléaire.
Le gouvernement japonais devrait présenter en avril un premier collectif budgétaire d’un montant de 2.000 milliards de yens (24,3 milliards de dollars) pour les opérations de secours et de reconstruction dans les régions sinistrées. Il serait financé par un fonds d’urgence, à hauteur de 1.160 milliards de yens, prévu dans le cadre du budget pour l’année fiscale 2011-2012.
Les américains ont récolté près de 150 millions de dollars d’aide pour les Japonais.
Les conséquences économiques.
Barack OBAMA et le premier ministre japonais Naoto KAN sont prêts à coopérer étroitement sur la crise nucléaire.
Côté français, Anne LAUVERGEON est au Japon, avec cinq experts du groupe Areva spécialisés dans la décontamination des effluents radioactifs.
L’aide étrangère.
Nicolas SARKOZY a rencontré à l’ambassade de France la communauté française installée au Japon, devant laquelle il a déclaré vouloir demander une réunion des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20:
Nous demanderons aux autorités indépendantes de sûreté des pays du G20 de se réunir, si possible à Paris au cours du mois de mai, pour définir des normes internationales de sécurité nucléaire. Il est absolument anormal que des normes internationales de sécurité nucléaire n’existent pas.
Avec la communauté française.
Juste avant de quitter la Chine, où il s’est rendu dans le cadre de la présidence française du G8 et du G20, le président de la République est allé quelques heures au Japon, expliquant une triple exigence de solidarité avec les victimes japonaises, de coopération afin d’aider nos amis japonais à faire face à la situation et de sang froid et de transparence pour traiter cette crise.
C’est la première visite d’un chef d’Etat ou de gouvernement étranger depuis la catastrophe du 11 mars qui a fait près de 28.000 morts et disparus.
Nicolas SARKOZY au Japon.
La situation est toujours des plus préoccupantes dans la centrale nucléaire japonaise. Nouvelles fumées, nouvelles évacuations, nouvelles secousses terrestres de 4,7 sur l’échelle de Richter, mais l’espoir d’un contrôle est là.
Les piscines sont désormais pleines et affichent des températures nettement inférieures à l’ébullition. Les réacteurs 1, 2 et 3 sont toujours refroidis avec de l’eau de mer. Et les émissions de radioactivité ont diminué. Du coup, les techniciens ont pu, malgré une alerte, continuer à réinstaller les raccordements électriques. Une opération achevée pour tous les réacteurs.
Par ailleurs, les techniciens qui s’efforçaient de réparer le réacteur 2 ont dû interrompre leurs travaux en raison d’un niveau de radiation trop élevé, environ 500 milli sieverts par heure, selon l’autorité japonaise de sûreté nucléaire. C’est le taux de radiation le plus haut jamais enregistré sur le site.
La France va acheminer une aide alimentaire d’urgence, des médicaments, ainsi que des instruments de mesure de radioactivité dans le nord est du Japon. Le bilan du séisme et du tsunami a dépassé les 20.000 morts et disparus, avec 8.133 décès confirmés par la police.
FUKUSHIMA mon souci.
Lundi 18 Avril 2011
Stéphane Perrin