Le quai d’Orsay souhaite une résolution du conseil de sécurité sur la base du rapport de Jack LANG, qui a proposé notamment la mise en place d’une cour somalienne extra territoriale pour juger les pirates arrêtés dans l’océan indien.
La France soutiendra activement les efforts du conseil en ce sens dans les prochaines semaines.
C’est ce qu’a indiqué le porte parole du ministère des affaires étrangères et européennes, Bernard VALERO.
La piraterie à l’ONU.
La France a adapté son droit afin de lutter contre la piraterie en mer et pouvoir ainsi arrêter et juger les pirates sévissant dans l’océan Indien, comme ceux qui se sont attaqués ces dernières années à des plaisanciers français ou s’en prennent à des navires de pêche.
Après un vote au sénat en mai, le projet de loi a été adopté définitivement à l’assemblée nationale, dans un quasi consensus entre droite gauche.
Seuls les communistes et les verts se sont abstenus.
Piraterie maritime.
La France soutient le Yémen dans sa lutte contre le terrorisme.
Nicolas SARKOZY, à l’occasion de sa rencontre avec le président Ali Abdullah SALEH, a assuré que la France continuerait à prendre ses responsabilités en matière de sécurité dans la région, via notamment ses bases militaires de Djibouti et d’Abou Dhabi.
Un ressortissant français a été abattu le 6 octobre au Yémen.
Par ailleurs, le président français a salué la part prise par le Yémen dans l’effort de lutte contre la piraterie entre la corne de l’Afrique et la péninsule arabique.
La France soutient le Yémen.
Un remorqueur des services maritimes de la société Bourbon, avec 16 membres d’équipage, a fait l’objet d’un assaut sur le champ pétrolier d’Addax, au large du Nigeria, une zone en proie à l’instabilité en raison de revendications autonomistes.
Trois Français travaillant pour le groupe ont été enlevés.
Aucune revendication n’a pour l’instant été formulée mais le gouvernement privilégie la piste d’un acte de piraterie, écartant ainsi un lien avec l’enlèvement de cinq Français au Niger, pays voisin du Nigeria.
Les rebelles du Mend affirment les avoir localisés et disent être en pourparlers avec les ravisseurs.
Le golfe de Guinée est un lieu de piraterie avec une centaine d’actes de piraterie en 2009.
Enlèvement de trois Français au large du Nigeria.
La majorité a voté pour et la gauche s’est abstenue sur le texte qui vise à la répression des actes de piraterie maritime.
Le texte donne une plus grande liberté d’action aux forces navales françaises lors d’interventions en haute mer. Il reconnaît aux juridictions françaises une compétence quasi universelle pour juger des actes de piraterie commis hors de France quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes, à condition que les pirates soient appréhendés par des agents français. Il instaure également un régime de détention spécifique des pirates à bord.
Le texte doit maintenant être soumis à l’assemblée nationale.
Les pirates au sénat.
Les 27 ministres de la défense ont pour la première fois été réunis formellement autour de la haute représentante pour la sécurité et les affaires extérieures de l’Union Européenne, Catherine ASHTON.
Ils ont entériné une résolution sur la sécurité maritime, qui demande que soit examiné un renforcement de la coopération entre les pays européens pour la surveillance maritime.
Piraterie.
Un cargo seychellois, avec 23 marins chinois à bord, a été capturé par des pirates somaliens à l’ouest des Seychelles.
Piratage au Seychelles.
Des pirates somaliens ont capturé un pétrolier saoudien et ses 14 membres d’équipage dans le golfe d’Aden.
Le navire, qui revenait du Japon, était vide.
L’abordage inutile.
Les ministres de la défense des 27 essaient de lancer une opération consistant à envoyer une centaine d’instructeurs former jusqu’à 2.000 soldats de la future armée gouvernementale.
L’objectif est d’aider le gouvernement de transition somalien à lutter contre la piraterie.
La France entraine 500 hommes sur la base militaire de Djibouti.
Lutte contre la piraterie.
Lutte contre la piraterie et à l’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer.
Dans un contexte de recrudescence des actes de piraterie, notamment dans l’océan Indien, l’efficacité de la lutte contre la piraterie nécessite de renforcer les capacités d’intervention de la France, en particulier en haute mer.
La compétence française pourra être retenue lorsque les auteurs et les complices sont appréhendés par des agents français et qu’aucun autre pays n’exerce sa compétence.
Projet de loi contre la piraterie.
Lundi 31 Janvier 2011
Stéphane Perrin